Liberté..

1 commentaire - aucun rétrolien

Sweeney Todd

Comme tout le monde, j'ai mes acteurs et mes realisateurs fetiches, en ce qui concerne le cinéma.
Et quand un nouveau film rassemblant plusieurs d'entre eux sors sur les ecrans, je ne peux pas rester de marbre. C'est le cas donc pour "Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street" la nouvelle realisation de Tim Burton, avec Johnny Depp et Helena Bonham-Carter dans les roles principaux.
Il ne m'en fallait pas plus pour que je me rende alors dans une salle obscure, en pleine nuit de cette semaine passée, parmis une petite foule de spectateurs inconnus, connus, et meme partiellement reconnus pour certains..
La lumiere s'eteint, le silence se fait dans la salle.. je me calle plus ou moins confortablement dans le fauteuil.. le film commence...

Benjamin Barker se retrouve en prison par le simple fait qu'un juge convoite sa jeune et jolie femme.. Apres 15 ans, il revient a Londres sous une nouvelle identité avec une seule idée en tete : se venger.

Au milieu des decors sombres et lugubres et des magnifiques tenues de style victorien, les acteurs interpretent leurs personnages avec brio.. mais.. mais je suis restée sur ma faim. Il m'a fallu quelques minutes pour arriver à me plonger dans l'histoire, surprenante deja par le fait que ce soit une comedie musicale. Une tragedie musicale d'ailleurs serait un terme plus approprié..
Je n'y ai pas retrouvé l'essence de reve dont m'a habituée Burton avec la plupart de ses films, meme dans les plus sombres (tels que Sleepy Hollow), il ne m'a pas habituée non plus a une histoire aussi fortement teintée du vermillon sanglant de la colere et de la vengeance pure.
Mais je me suis quand meme laissée portée jusqu'a la fin, brutale et sans equivoque, en suivant les touches d'humour noir placées comme il faut durant ces deux heures, tentant de faire difficilement abstraction aux trops nombreux passages chantés.. atteignant parfois les limites du supportable (le complexe multisalles cinéma n'est certes pas avare au niveau de la sonorité.. et meme trop genereux ce soir la à mon gout..).

Sweeney Todd (Helena Bonham Carter & Johnny Depp)

Sweeney Todd n'aura guere la chance d'acceder aux meilleures places parmis mon classement personnel des oeuvres de Tim Burton, a mon grand desaroi...

1 commentaire - aucun rétrolien

The NM Touch..

Peu avant l'echeance qu'il s'était lui-meme fixé, Nightmare a donné naissance a sa nouvelle oeuvre.

Parcourant longuement les lignes de ce blog, il a tenté de capturer l'essence meme d'une partie de "Tenebrae". Ce coté obscur et mysterieux, dévoilé parfois en demi-teinte, entre ces lignes..
Secrets d'alcove, passions et sensualité, ce et ceux qui m'inspirent.. Nightmare a puissé aux sources de mes inspirations le souffle de vie de sa nouvelle ode..

Je me permets de reprendre ses propres mots avant de vous laisser admirer son travail ; Interpretation du survol d'un instant puissé entre les lignes de In Profondis.. entre moments vecus et fiction, il me semble que la frontiere entre les deux soit parfois bien infime..  
Un bel hommage signé de ses mains. Merci Nightmare !!

Un clic sur l'affiche vous guidera en ce lieu sacré..

3 commentaires - aucun rétrolien

Les yeux clos je m'abandonne..

En ce moment je n'ecris plus, ou tout au moins j'ecris peu.. seuls quelques souvenirs libérés, quelques melodies que j'ai envie de partager nourrissent ces lignes, ponctuellement..

En ce moment je pense et je reve. Des reves qui n'ont pas leur place ici, peut etre.. Des reves timides, cachés, parfois fous. Des songes abrités au fond de mon coeur, que je n'ose laisser s'envoler. Ni par ecrits ni par mots. Par la simple peur que leur liberté une fois donnée, ils se consument et deviennent cendres, disparaissent alors pour toujours... brisés..

Des pensées qui me ramenent toujours a toi..
A la chaleur de tes mains sur mon corps, a mon envie de m'abandonner dans tes bras, bercée de tes caresses..
A ton odeur, de laquelle je m'ennivre certains matins peu avant le lever du jour..
Tes levres, douces et gourmandes.. qui m'appaisent autant qu'elle m'affolent..
A mes doigts parcourant les lignes de ton corps, l'effleurant doucement. L'apprendre lentement pour toujours m'en souvenir.. 
Te regarder.. juste te regarder. Me nourrir de ta silhouette, ton sourire, ton regard.. Ne rien dire, juste te regarder.. caresser du bout des cils les traits de ton visage..
Sentir nos mains, nos doigts emmelés, qui ne veulent plus se quitter..
Tout ce qui fait naitre en moi ce desir d'etre a toi..

Les yeux clos je m'abandonne, ce soir, au creu de mes reves..

2 commentaires - aucun rétrolien

Une ame perdue..

Il est quelques personnes particulieres qui ont traversé ma vie. Pas des amitiés non, juste des anecdotes a moyen terme.

Ce fut le cas vers mes 16 ans. Mes années lycée étaient placées sous le signe de l'amusement et de l'amitié ; Ma vie au quotidien un peu moins rose : hebergée dans une famille d'accueil qui m'était étrangere et avec laquelle je n'avais aucune affinité. Je n'y suis d'ailleurs pas restée longtemps, mais ceci n'est pas l'objet de mon ecrit de ce soir.

Le sujet de ce texte est celui que je croisais un soir par semaine, le jeudi : journée ou mes cours s'achevaient au plus tard. Le chemin du retour me parraissait alors un peu penible pour une marche, et souvent je prennais le bus pour rentrer plus rapidement. Il se trouvait alors la, au fond, et descendait au meme arret que moi..

Je ne le voyais pas veritablement au debut, je distinguais sa silhouette et son eternel survetement bleu. Je l'entendais surtout. Ces quelques mots, toujours les meme, qu'il psalmodiait en me suivant.. d'un ton monocorde.. aussi lancinant que le rythme de ses pas.
On fini par s'habituer a tout. Et aussi etrange que cela puisse paraitre, n'importe quel detail peut se transformer en routine amusante a force d'habitude. Tous les jeudis soirs, a la meme heure, depuis le meme arret de bus et tout au long de la rue mal eclairée menant a la maison ou je logeais, l'histoire se repetait.. J'étais l'auditrice privilegiée de celui que je surnommais alors presque affectueusement "mon sadique".

Il suffit d'un détail pour que les choses changent, pour que les masques tombent et qu'une personne vous apparaisse sous un jour insoupconné. Ce détail fut un éclat de rire de ma part, un de ces jeudis où à l'heure precise, à la minute pres, j'entendais les habituels qualifiquatifs obcenes lancés furieusement envers la gente feminine toute entiere que je semblais alors representer a moi seule.
De cet eclat de rire s'ensuivit une ebauche de discussion. Un echange de paroles avec cet etre qui semblait alors tout autre, s'exprimant d'une voix différente.. une partie plus humaine se devoilait sous mes yeux.
Un etre malade certes, mais qui avait fini par trouver en ces jeudis une autre voie. Il marchait a present a ma hauteur, se confiait, s'etonnait meme d'une de mes rares absences. J'étais devenue bien malgré moi la confidente de cet homme atypique. Un homme qui toutefois se savait malade, en perte de reperes, un homme qui ne refusait pas les soins psychiatriques.. un homme sans veritable agressivité, ni d'autres passages a l'acte hormis les paroles.

Puis l'année scolaire s'est achevée, puis encore une fois j'ai deménagé pour un autre foyer, et cette petite anecdote est tombée aux oubliettes.
Jusqu'a cette semaine. Jusqu'a ce vendredi soir ou, fait ou pas du hasard, mon regard a ballayé l'ensemble des clients de la caisse voisine de la mienne ou je patientais tranquillement avant de regler mes quelques achats.
Il était la.. de suite je l'ai reconnu.
Il a vieilli bien sur, son visage était plus emacié que dans mon souvenir, cheveux clairsemés et legerement vouté. Mon sadique.. 20 ans plus tard nos chemins se croisaient a nouveau.

Je n'ai pas pu oter mon regard de lui jusqu'a ce qu'il disparaisse de ma vue. Mes souvenirs ont ressurgis et.. etrangement, j'ai été emue.. attristée. Je l'ai observé, et j'ai été touchée par sa difficulté a remplir son sac de ses quelques courses, touchée par ses gestes desordonnés et repetitifs. Par son regard aussi, fuyant tout autre qui passait dans son champ de vision, nez au sol, tel un animal apeuré.

A ce moment meme j'ai presque eu de la peine, je n'ai ressenti en lui qu'une ame perdue..

4 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 | Page suivante