Joli cadeau

Mes phases d'insomnies durent generalement deux ou trois mois, puis sont suivies par une periode a peu pres egale d'un sommeil plus regulier, pour revenir ensuite. En ce moment je suis dans une bonne periode je dirais.. La derniere periode plus fatiguante date de ce printemps, et en meme temps ma derniere experience un peu etrange, mais que j'ai pu apprehender sans angoisse, sachant a present de quoi je "souffre" (entre guillemets, car je le vis sans probleme).

Un matin de semaine. Le reveil est la pour me sortir du sommeil comme tous les jours. C'est bien difficile cette fois-ci, j'ai l'impression d'etre arrivée a m'endormir qu'au petit matin, et d'ailleurs c'est le cas. 

Le radio-reveil continue de chanter ses airs habituels, le tip top des musiques commerciales actuelles.. rien de tel pour me forcer a me mettre debout, mais ce matin là je m'accorde quelques minutes de farniente supplementaires, ce ne sera pas du luxe, je suis trop fatiguée pour arriver a me lever.. soudain la lumiere du plafonnier s'allume, une lumiere forte qui m'aveugle. Mais ce n'est pas possible, il n'y a personne pour activer l'interrupteur.. la lumiere est de plus en plus forte, s'en suit quelques craquements, puis apparaissent des fissures.. L'aspect du plafond devient alors bien lugubre, la lumiere diminue, tout s'assombri.. les fissures s'elargissent pour devenir crevasse beante au dessus de moi..  

Je ne panique pas, cette fois ci je sais de qu'il se passe.. alors j'observe. La musique du radio-reveil me parvient aux oreilles, ce qui signifie que je ne dors pas, enfin pas entierement, mes pensées sont assez claires malgré mon rythme cardiaque et mon souffle desordonnés. Pas de panique, ce n'est rien de grave, juste mon esprit qui interprete a sa maniere un eveil raté.. il faut que je me ressaisisse. Je suis seule, il n'y a personne pour me secouer, il faut que je maitrise tout ca et que j'arrive a en sortir, de moi meme.. J'essai de me concentrer pour respirer moins vite...

La crevasse est toujours là, elle semble enorme, mais moins inquiétante. Une douce lumiere s'infiltre dans la piece, par cette ouverture. Puis des couleurs, un jeu de couleurs pastels.. des ballons, des legers ballons apparaissent, sortent du plafond grand ouvert puis flottent a sa surface. Bon c'est bien joli tout ca, ni mauvaise odeur ni angoissante sensation, c'est bon signe.. mais il faut quand meme que j'arrive a sortir de cet etat car le temps presse... la musique du radio-reveil me rappelle mon devoir, et je ne pense pas que cette explication de ballons tombés sur ciel plaise a ma chef (pas plus que celle d'une attaque d'incube d'ailleurs..). Comment faire ? Car malgré tout je suis incapable de bouger, mon corps reste lourd, immobile, les yeux rivés au plafond. Il faut que je me reveille totalement, il faut que je me secoue.. il faut que je crie... Non... NON.... une derniere fois, avec assez de volonté pour que le son sorte veritablement de ma bouche et arrive a m'eveiller. 

Tout se stoppe, brusquement.. Je reprends mes esprits et me leve tant bien que mal, epuisée, fatiguée mais heureuse. Pour le simple fait d'avoir reussi a gerer ce petit incident matinal, et de n'etre meme pas en retard au bureau...

 

Je vais stopper ici le sujet de l'Experience Interdite. J'ai relaté l'integralité de ces aventures, je ne sais pas s'il y aura une suite car pour le moment je m'applique a retrouver une bonne hygiene de sommeil.. huum ne regardez pas l'heure ou a été posté ce texte, c'est le week-end, ca ne compte pas..^^.  J'espere seulement ne pas avoir été trop barbante a propos de cet apparté, et desolée d'avoir peut etre detruit certaines croyances, mythes et legendes.. mais tout ceci a une explication simple et claire : juste un dysfonctionnement ponctuel d'un etat lié aux problemes de sommeil, occasionnant diverses legeres hallucinations (auditive, olfactive, visuelle) , divers troubles musculaires, etc...
Bonne fin de lecture et.. dormez bien ^^ 

 

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L'incube

Nous voila arrivés fin septembre 2006. Je me souviens de la date exacte car cette experience m'a semblée tellement etrange que des le lendemain matin j'ai tout noté dans un coin. Dans quel but ? Certainement pour ne pas oublier, en tout cas ces notes se sont averées bien pratiques pour rediger ce petit sujet sur mon blog aujourd'hui.

 

C'était en pleine semaine, un mercredi soir. Une soirée tres calme apres une journée de travail, sauf que je me sentais etrangement fatiguée, epuisée. Sans plus attendre je vais m'allonger pour dormir, qu'importe qu'il ne soit pas encore  21 h, pour une fois que le marchand de sable passe, je ne vais pas le louper ! Je me glisse sous la couette, et a peine allongée je sens ma tete s'alourdir, et je sombre dans la torpeur de l'endormissement. 

Du regard je fais le tour des objets m'entourant, je fixe l'heure sur l'écran lumineux du radio-reveil, a nouveau elle m'apparait floue, puis je distingue cette ombre se tenant derriere les drapés de mon alcove, au bout de mon lit.
Je suis partagée entre la peur et la curiosité, mais reste immobile tandis que les voiles bougent doucement. Tranquillement il sort de sa cachette et se poste au bout de mon lit, m'observant quelques secondes avant de s'approcher. Mon coeur accelere sa cadence tandis que je realise ce qui se passe. Son apparence a quelquechose de parfaitement humain, mais son visage reste flou, changeant, passant de traits masculins a des traits plus malefiques, et son sourire n'a rien de rassurant. Je ne sais pas si je reve, je ne sais pas si je suis eveillée, a nouveau je cherche a reprendre pied dans la realité en tentant d'observer le decor face à moi : et pourtant c'est bien ma chambre, mes affaires, la lumiere rougeoyante du radio-reveil me brulerait presque la vue, et mon chat est la, endormi pres de mes jambes. 

Et soudain, en une fraction de seconde, je sens mes pieds tirés vers lui, et le voila pratiquement allongé sur moi. Cette odeur, cette mauvaise odeur a nouveau m'envahie. Je l'aurai presque oubliée mais aussitot je la reconnait, cette odeur de feuille mouillée, puis acre et putride. Non, je veux crier, me battre et me debattre, mais aucun son n'arrive a sortir de ma gorge tandis que mon corps est impuissant. Je le sens de tout son poids peser sur moi et j'en perds presque le souffle, je suffoque.. qu'est ce qu'il m'arrive ? C'est ca la mort ??
Il bloque alors mes bras tandis que je ne peux lui offrir aucune resistance, absolument aucune. Il semble fort et moi, là, totalement perdue. Mon coeur bat a tout rompre, mon souffle est saccadé, la sueur perle sur mon front et soudain... soudain c'est encore une autre sensation qui m'envahit, forte et violente, mais malgré tout des plus agreables.. lui en moi. Je ressens tout l'intimité de l'acte, bien plus que ce que je suis capable de m'offrir seule. J'ai peur, je me debat, je tente de crier "non, je ne veux pas ca, non !!"
Il n'est pas content, me repousse violement et disparait.. Je ne ressent plus le poids de sa presence sur moi, tandit qu'une nuee de fourmillements traverse mon corps tout entier. Mon coeur bat a tout rompre, j'essai de retrouver mon souffle, la sensation la plus intime s'apaise aussi doucement..

Je remarque alors que mon chat est reveillé, me regarde, s'approche de moi et me renifle.. merci de ta sollicitude le chat, tu n'es pas le meilleur ami de la femme apparement, tu n'as pas fais grand chose pour me defendre..
Doucement je reprends mes esprits, mon corps engourdi a bien du mal a changer de position : allongée sur le dos les bras le long du corps, il me semble avoir été ecrasée à l'intérieur du matelas. Heureusement le reste de la nuit fut bien plus calme...

 

C'est donc au lendemain de cette nuit "memorable" que j'ai effectué quelques recherches sur le net, et que j'ai realisé que toutes ces sensations, du depart des sonneries stridentes jusqu'a cette fin plus violente, n'avaient en fait rien de grave. Ouf je n'étais ni folle, ni schizo, ni epileptique, simplement insomniaque et victime de paralysie du sommeil.
Une autre experience a suivi, quelques mois plus tard, mais je l'ai apprehendée alors sans peur et sans angoisse, et elle fut meme agreable.. 

A suivre..  

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Qui est-il ?

Je n'ai jamais aimé la routine, et meme dans mon home il faut sans cesse que ca change : donc regulierement les meubles et decorations bougent un peu de place. (chose pratiquement impossible ici a present, ohhh j'ai beau chercher des idées, j'ai bien du mal a en trouver pour le moment..)
Dans ce grenier mal isolé en sous-pente ou je vivais avant, des voiles colorés ont decoupés la piece en différentes alcoves ; matelas alors placé en coin, l'ecoulement de la pluie dans la goutiere me faisait penser a une riviere courrant juste au dessus de ma tete, j'adorais ce bruit calme et reposant..

Durant une nuit, j'ouvre un oeil. Rien d'étonnant pour ma part, mes phases de sommeil sont toujours ponctuées d'eveils plus ou moins long tout au cours de la nuit. Mais cette fois un etrange sentiment s'empare de moi.. il y a cette odeur que je percoit, tres legere, de feuilles humides peut etre.. Ce grenier n'a rien de bien sain, et une odeur d'humidité n'est pas etrange.. je ferme les yeux.
Un autre sentiment alors m'ettreint, plus fort, une angoisse... horrible, terrible, j'ai l'impression de ne pas etre seule.. Je voudrais alors bouger, me retourner et lui faire face.. mais je realise que c'est impossible. Mon regard reste fixé au mur, et dans mon champs de vision etrangement flou, apparait le chat qui dort sans bruit.

J'essai de reprendre mes esprits : soit je dors, soit je m'eveille, mais il va falloir que mon corps fasse un choix.
Je me concentre sur ma respiration et sur les battements affolés de mon coeur.. alors que cette odeur reprends de plus belle. Entetante, de plus en plus forte, desagreable a présent.. elle devient odeur de moisissure, de pourriture.. tandis que mon esprit sonne l'alerte. Il est la, juste derriere moi, pres du lit.. il tend sa main decharnée vers mon epaule.. cette odeur horrible c'est la sienne. Mon coeur bat de plus en plus vite tandis que je suis toujours incapable de mouvement, et soudain, il s'en prend a mon lit. A ce matelas posé au sol qui se mets alors a bouger. Un mouvement brusque, puis un autre assez violent.. je ressent cette secousse tout au fond de moi.. tandis que dans mon champs de vision toujours flou, le petit felin se leve et part sans bruit.. non ne pars pas, ne me laisse pas avec lui.. non.. non.. NON !!!

Ce dernier cri est si fort que le son me parvient aux oreilles.. j'ai hurlé, veritablement, un clair et distinct NON !!

Ma vision devient alors plus nette.. le mur, le matelas legerement decalé du sol, bien sur derriere moi il n'y a rien, ni personne, ni monstre, ni fantome.. mon corps ruisselle de sueur tandis que j'arrive enfin a bouger, a scruter la piece,  a me demander la raison de ce cauchemars en demi-eveil, empli de sensations et d'odeurs..
Il faut que je dorme, il faut que je me rendorme, je me leve bientot pour travailler... 

 

Je saurais peu de temps apres que ces symptomes font partis des "paralysies du sommeil".
Ces moments m'étaient jusqu'alors arrivés en phase d'eveil en pleine nuit ; la prochaine qui vous sera racontée m'est arrivée en phase d'endormissement. Ce fut la plus forte, la plus violente, celle qui a fait que j'ai osé en parler et ai trouvé des informations sur ce sujet.  

A suivre... 

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Je me souviens l'été dernier..

L'été dernier il faisait chaud, tres chaud.. moins chaud que pendant la derniere canicule mais bien plus chaud que l'été actuel. Meme dans le grenier de la masure ou je logeait, l'air frais était bien rare... La chaleur n'aide pas a l'endormissement (le froid non plus d'ailleurs, je ne sais pas lequel est pire..) et meme sans le moindre vetement sur ma peau, le sommeil avait bien du mal a venir. Je tournais d'un sens, de l'autre, regardais les heures passer, tentais de trouver une position reposante a defaut de dormir veritablement.

A force de patience, enfin ce moment que j'adore par dessus tout finissait par arriver. Vous savez, les quelques instants ou l'on se sent doucement couler dans le sommeil, ou les paupieres sont lourdes, un etat de legereté qui m'a toujours semblé délicieux, une sensation de bien-etre et de douceur..
Je me laisse alors emmener dans le sommeil, comme bercée sur un moelleux nuage, lorsque soudain il retenti.
Je bondit, il m'en faut bien moins pour me reveiller, et mon coeur palpite a tout rompre tellement ce bruit strident m'a surpris. Mais qu'est ce que c'est ? Il me fait penser a la sonnerie d'un téléphone, mais un téléphone ancien, comme ceux a cadran que j'ai connu étant enfant.. ceux que les ados actuels n'ont jamais vus d'ailleurs.. Voilà c'est exactement ca, cette meme sonnerie, une seule.. Elle a suffit a ruiner mon endormissement, et me voici repartie a la recherche de Morphée. 

La premiere fois, je n'y ai pas veritablement prété attention. Peux etre un mauvais reve, peut etre que je dormais deja sans m'en rendre compte.. mais les autres fois, toutes les autres fois ou cette sonnerie fantome retentissait pour me sortir violement de l'endormissement, furent de plus en plus penibles. Elle venait de nulle part, juste la, dans mon esprit.. mais si forte et reelle que mon corps sursautait a chacun de ses appels, semblant me dire "non, tu ne dormiras pas..". Elle est la, je suis la seule a l'entendre, de toute facon je suis seule, et elle ruine encore plus mes nuits deja trop courtes.   

Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait, et bien entendu je n'en parlais a personne. Je me doutais que ce symptome avait certainement un rapport avec mon mauvais sommeil : mes insomnies reduisaient mes heures de sommeil en une moyenne de 4h/24h.. c'est peu.. bien trop peu. Et malgré tout j'allais travailler chaque matin, je n'étais jamais malade, meme si par moment les migraines étaient omnipresentes, les saignements de nez frequents, et je me sentais incapable de me concentrer.. l'impression d'etre dans un univers en coton.
Je me suis meme demandé si ce n'était pas les premiers signes d'une folie qui montrait le bout de son nez.. je ne me voyait pas aller chez le medecin juste pour ca : docteur je ne vais pas, j'entends des bruits la nuit.. ^^ Et j' avoue que je me suis toujours refusée a prendre des somniferes, meme legers.
On commence par des somniferes, s'en suit un scanner, puis on fini la tete retournée a 90°, vomissant de la puree de pois cassés en proferant des injures a deux pretes, toujours un jeune et un vieux (on pourrait me faire venir deux jeunes s'il vous plait ? autant joindre l'utile a l'agreable..).. donc je disais, deux pretes qui font tout leur possible pour exorciser l'esprit possedé par un demon minable.. *comment ca, j'ai trop regardé l'exorciste ??*

Alors patiemment j'ai attendu comme d'habitude que mon corps retrouve un rythme de sommeil un peu plus regulier, me forcant a me coucher a la meme heure meme si je n'étais jamais fatiguée.. Petit à petit cette sonnerie a fini par disparaitre au bout de quelques semaines, de la meme maniere qu'elle était arrivée.. sans veritable raison..

A suivre..  

 

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La paralysie du sommeil

Hier, un compatriote MaBullien (Nonoise pour ne pas le nommer) a noté un article interessant sur son blog. Cet article m'a fait soulever un sourcil, puis les deux, etant donné qu'il traitait d'un sujet qui me touche particulierement : la paralysie du sommeil. La "paralysie du sommeil" est le terme general qui englobe divers symptomes de troubles du sommeil.
Je ne vais pas reecrire l'article, je vous laisse le soin d'aller le visiter sur le blog de Nonoise , ou de cliquer sur le lien dans la colonne de droite, oui là juste a droite, qui menne aussi vers son blog (je ne pense pas que Nonoise me tienne rigueur de faire un peu de pub pour cet article *clin d'oeil*).

Je ne vais donc pas m'ettendre sur cet article, qui est comme je l'ai noté precedemment, interessant, simple et clair. Je me suis dit par la suite, pourquoi ne pas noter alors mes propres experiences en la matiere ? Je ne suis pas specialiste du sujet, mais simplement un bon cobaye, je pense, ayant vecu personnellement divers symptomes de paralysie du sommeil.
Peu-etre que ce sujet (qui sera classé sous la catégorie "l'experience interdite") interessera mes quelques lecteurs : j'ouvre alors une nouvelle porte sur une partie encore non devoilée de moi-meme (meme si apres cela, je suis consciente que plus personne n'acceptera de dormir a mes cotés, perdue pour perdue je joue le jeu jusqu'au bout..) ; peut etre que mes experiences pourraient me faire connaitre d'autres personnes dans ce cas ; peut etre meme interesser des chercheurs sur le sujet (non il ne faut pas exagerer quand meme.. et je refuse qu'on me branche de partout, ou qu'on me scanne le ravioli ! Je ne suis pas folle, et je ne suis pas un animal.. ^^)

Pour cette entrée en matiere, et avant de narrer mes petites experiences, je vais presenter mon profil type humaine beta.
Qui suis-je ? Jeune femme dans la trentaine (non je ne preciserai pas plus, ne commencez pas par etre desagreable..), sans soucis ni stress particulier (pas d'enfant, un boulot stable, un toit sur la tete et de la nourriture au frigo..) ; une vie que l'on peut qualifier de saine : ne fume pas, ne bois pas d'alcool (moins de 5 fois dans ma vie, et il me suffit de quelques millilitres de Malibu/ananas pour etre pompette et me transformer en veritable clown, ma meilleure amie en temoignera..) pas de café ni thé (mais non je ne suis pas une rabat joie...) j'avoue par contre ne pas etre sportive et avoir la souplette d'un hipopotame en tutu..
Donc dans l'ensemble, rien qui ne pourrait s'opposer a un bon sommeil reparateur.. et pourtant... 

 

Et pourtant, mes relations avec Morphee sont des plus cahotiques.
J'ai toujours eu un tres mauvais sommeil. Deja enfant, il me fallait pres de deux heures pour m'endormir, et d'un sommeil si leger que je passais plus de temps eveillée qu'au pays des songes. Au matin je racontais les anecdotes nocturnes a ma grand-mere : a telle heure le voisin du dessus s'était levé, a telle heure une voiture avait klaxonné, a telle heure le chat était venu dans ma chambre meme s'il avait fait de son mieu pour passer inapercu.
Je me souviens alors d'avoir droit le soir a une cuillere de "sirop pour dormir".. autant noter ici l'inefficacité de cette mixture que je devais avaler.. de meme mon chat fut interdit de sejour dans ma chambre, mais je l'aimait trop et argumenta du mieux que je pu en faveur de son retour aupres de moi la nuit (a grand renfort de larmes..).

Comme tout enfant, je faisais souvent des cauchemars. Alors la fois ou je racontais a mon ailleule avoir vu quelqu'un dans ma chambre, silhouette d'ombre de couleur rougeatre dont les levres mobiles qui semblaient me parler n'exprimaient aucun son, elle mis ceci sur un mauvais reve.  Et pourtant, trente ans plus tard je m'en souviens encore, et surtout de cette impression d'etre clouée au lit, appeurée, les yeux grands ouverts...

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