Une journée comme les autres..

Comme dis si bien le vieil adage : journée pluvieuse, journée heureuse....

Me voici des le matin trempee des pieds a la tete, ou plutot les pieds : la tete restant bien protégée quand meme par cette merveilleuse invention qu'est le parapluie. Mais une longue jupe trainant a terre n'est pas des plus protectrice quand les trottoirs sont trempés, tandis que l'eau s'impregne petit à petit dans le tissu jusqua mi-mollet... et les chaussures... haaa ces chaussures qui ont largement fait leur temps : trouées a l'arriere aux talons usés jusqua la trame, et pourtant il m'est impensable encore de m'en séparer, les voici rapidement transformées en mini-bassins aquatiques dans lesquels mes pauvres pieds se sont vite trouvés humidifiés et rafraichis.
A peine arrivée au bureau, (heureusement qu'a présent la distance est courte !) je me dechausse et reste en chaussettes afin de faire secher le tout. Quelle tristesse ce modernisme et systeme de climatisation : plus aucun radiateur, qui m'aurait été fort utile !
Me voici donc toute la matinée arpentant les les couloirs en cette tenue... Pauvre Tené devenue contesse à la longue traine mouillée et aux nus pieds.

De retour a la maison, depitée de n'avoir aucun Valentin n'osant se declarer cette année encore, je mets un peu de musique et vacque a mes occupations quotidiennes, demarant par une bonne douche reconfortante. Prestement je me decoiffe, me deshabille, en lancant d'un geste leger mes vetements dans la banette de linge sale. Et là, allez donc savoir pourquoi, une chaussette decide de ne pas suivre sa jumelle, et se jette a corps perdu... dans la cuvette des toillettes !
Pourquoi donc.. apres avoir souffert de l'humidité et du froid de cette pluvieuse matinée, apres avoir gouté la douce moquette du bureau, apres avoir longuement glissé sur le lino propre des couloirs (propre je le confirme, aucune trace n'apparaissant sous elle apres mes nombreuses allees et venues...) apres avoir fini par enfin se secher et gouter au confort d'autres chaussures durant l'apres midi... voila qu'a la fin de cette difficile journée elle m'abandonne lachement en se suicidant, sous mes propres yeux !!!
Grand moment de solitude tandis que je regarde la chaussette s'enfoncer lentement dans ces abysses.. NON je ne peux pas la laisser faire ca sans reagir... et d'une main agile je la recupere. L'honneur est sauf, les toilettes étant hygieniquement irreprochables a ce moment... ouf vous direz-vous !!

Douche prise, cheveux lavés... je me dis alors qu'un raffraichissement ne leur ferait pas de mal. Un rafraichissement n'est pas difficile quand on a les cheveux longs : il se limite pour ma part a un bon ébouttage de quelques centimetres. Allez cheveux par dessus la tete, je les lisse encore mouillés, sort les ciseaux.. prends la mesure a vue et nez et coupe sans hesiter. D'un geste rapide et precis, voilà quelques centimetres de cheveux en moins. J'admire mon "oeuvre" d'un oeil perplexe tout en posant aussi regard sur la marque laissée sur mon autre main : trop rapide fut le coup de ciseaux, trop pres était mon doigt.. "rien de grave ca va me faire un joli pincard" tandis qu'au meme moment ou cette pensée me viens, je vois le sang s'écouler de ce joli petit triangle de chair oté..
Apres les piercings et tatouages que j'affectionne particulièrement, je m'étais informée sur les scarifications, les cuttings, pocketting, les brandings : autres bodmods consistant en coupures ou brulures de la peau, formant bien sur dessins ou lettrages artistiques... et voila alors que j'invente le "scissoring".... nouvelle maniere de marquer son corps d'un joli triangle presque parfait... Certaines modes sont nées de moins que ca croyez vous ??

Je taierais d'autres anecdotes de cette journée, bien trop personnelles pour etre etalées a tous regards.. cette petite prose ne prends vie ici que pour rire de moi-meme.
Prenez garde qu'a me cotoyer, multiples catastrophes pourrait vous arriver...

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Le bonheur

On l'espere, on veux y croire, on tente de l'attraper et surtout le garder de n'importe quelle maniere que ce soit ; On se l'idealise, on se l'invente, le faconne a notre maniere, on risque de le perdre au detours d'un regard, on se raccroche a ses bribes fantomatiques, et on en espere un autre plus beau encore...

On se leurre car le bonheur ne peux jamais etre trouvé, mais seulement revé...

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Sad.. mad.. bad...

I'm a sad girl... quand mes pensées ne savent plus ou errer, quand il n'y a personne pour les ecouter, quand je ne sais vers qui me tourner.. et qu'alors je ne demande bien pourquoi il me faut continuer. Et si un jour je trouvais enfin la force de tout arreter ?

I'm a mad girl... quand je me laisse glisser dans toutes ces facettes d'un moi-meme que personne ne sait dechiffrer. Au gré de mes humeurs, de la femme-enfant à la femme-fleur ; douce complice disparue au profit de l'ange de glace ; petit clown triste ne sachant plus faire rire ; etre associable refusant tout contact.. Je souhaite pour votre repos que mes moi se cotoient mais ne se dechirent pas.

I'm a bad girl... etrange et derangeante, inconnue et meme decriée ; peut etre parfois jalousée. Les reputations ne valent pas mieux que ceux qui les tissent, et il m'amuse d'en apprendre sur moi plus que ce que je ne sais deja. Que cela vous rassure ou pas, je suis a mille lieux de ce que vous croyez connaitre de moi...

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Juste quelques mots...

Je ferme les yeux et retrouve l'odeur de l'encre, j'entends a nouveau la plume crisser sur le papier ancien. Cette plume devenue muette, cette plume qui aimait tant noircir les pages au flot de mes fantasques reveries, il y a de ca fort longtemps dejà.

N'avoir à présent que peu de choses a dire, meme rien parfois.
Mes yeux se brulent a fixer sans fin ces flammes, cette chaleur rassurante sur mes mains finirait par devenir douleur si j'ose en prolonger le contact ; flammes vascillantes, cette unique presence rassurante m'accompagnera encore vers le sommeil ce soir.

Un lieu que j'abandonne... tout autant qu'il m'abandonne. Funeste solitude dans l'etreinte de mes draps, il n'est guere de soirée ou je ne reve secretement d'une presence rassurante ; tout autant qu'il n'est guere de moments ou j'ose me l'avouer.. brandissant toujours bien haut ma fausse fierté d'etre solitaire. Solitaire par choix, celui de ne pas savoir se faire aimer, tout simplement ; toujours choisir de detourner le regard lorsque qu'un autre le croise.. Quelle est donc cette peur tapie au plus profond de mon etre, elle doit etre devenue muraille pour que je ne veule plus l'affronter desormais.

Et pourtant... et pourtant il suffit parfois d'une voix pour me sentir exister, une etincelle redonnant souffle à ce coeur inerte, redonnant vie a cette plume qui se meurt dans sa torpeur.. ecrire, ecrire juste quelques mots pour rien, juste quelques mots pour lui.

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Les yeux grands ouverts

Je clos ici l'histoire de l'année 2006. J'en parcourais encore cette nuit les principaux evenements, sans regret comme a mon habitude.
Un debut d'année qui n'avait pas été des plus agreable je l'avoue, fetant sa naissance en compagnie de personnes qui ne me ressemblaient pas et qui se sont eloignées de mon quotidien au fur et a mesure, le plus naturellement possible ; des ruptures qui furent un mal pour un bien ; des retrouvailles auxquelles je ne me croyais pas capable ; de nouvelles rencontres qui m'ont apporté bien des joies, des amities qui se sont solidifiées.

J'ai aimé feter cette fin d'année entourée de quelques personnes.
Ce ne sont pas toujours les plus proches que nous cotoyons au quotidien qui nous apporte le plus, mais celles qui savent faire un signe vers nous au moment propice, celles qui d'une phrase ou d'un geste nous soutiennent quand on s'y attends le moins, celles avec qui nous partageons d'immence eclats de rire dans nos moments les plus fous. J'espere seulement etre a la hauteur de l'amitié qu'elles m'offre.

Un joli ruban de satin ferme ce chapitre et je le range aupres des precedents, dans un coin secret de ma memoire, mais jamais bien loin. Cette envie, ce besoin, de revivre ces souvenirs a un moment donné me quitte rarement. Juste ressentir quelques instants ces bouffées d'emotions, les yeux clos, flash-back dans les meandres de la vie.

Des pages blanches s'ouvrent a nouveau devant mes yeux grands ouverts. Un chemin pavé de mystere que vais suivre tranquillement, croyant toujours en la bonne étoile et la destinée.
J'espere que cette nouvelle année saura apporter de bons moments a mon entourage, tandis que les tous premiers evenements importants se dessinent deja a l'horizon pour ma part.

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