En mai, fais ce qu'il te plais..

Cette maxime me viens a l'esprit à l'approche du mois de mai, synonyme de belle saison, ou le temps s'ecoule tranquillement tandis que les journées deviennent de plus en plus longues..
Et si j'avais alors loisir de faire veritablement tout ce que je voulais durant cette periode, que ma bonne fee exauce tous mes souhaits et que rien alors ne pourrait etre empeché..

 

Je m'evaderais.. Accompagnée de mes meilleurs amis, et de ceux qui me sont au loin actuellement, je remonterai tranquillement ce fleuve ; juste pour voir l'horizon sous un jour différent, glissant lentement au fil du courant..

Puis je pousserai plus au nord mon voyage, pour admirer ce pays aux lochs brumeux, sous les premieres et pales lueurs du  matin encore frais.. me perdre en sa nature brute et sauvage ; Et comme dans un reve eveillé, je partirai alors festoyer dans les pubs du pays voisin, juste partager des bons moments colorés de musique traditionnelle, de rire et de joie.. ; de sauts de puce en sauts de puce, visiter un a un tous ces pays revés, et finir par gouter aux couleurs de l'Orient..

Pour que le reve soit parfait, le kidnapper pour ce mois tout entier et le lui faire partager. Lui offrir mes nuits sans sommeil, à la belle etoile, au bout du monde.. avoir le temps de se decouvrir, savourer les moments a se raconter, puis eveiller ses desirs, me delecter de son corps, tout lui offrir alors.. sous les seuls signes du bonheur et du plaisir..

Puis un beau matin dans les derniers jours de ce mois revé, sans bruit je me leverai et avancerai droit devant moi, jusqu'à l'orée de cette foret enchantée..  Fees et lutins me guideront et je les laisserai m'emmener, me perdre en leur univers et oublier petit a petit celle que j'étais ici.. tandis que dans ce nouveau monde alors, ce mois de mai jamais ne s'achevera..

Vois alors cette main tendue vers toi.. et viens avec moi.. 

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Bien curieux petit peuple

Qui étaient-ils donc.. qui ou qu'est ce ?

Il ne leur a fallu que quelques minutes, profitant du moment ou je me suis assoupie. Le repas était pourtant leger, frugal meme, mais rassasiée je revassais quelques instants pres d'un banc, le nez dans l'herbe. 

Je ne les ai ni vus, ni entendus.. Sans bruit ils sont alors sortis de leur cachette, scrutant ma silhouette, se parlant a demi-mots ; juste des signes, des codes silencieux connus d'eux seuls. Curiosité plus forte que la crainte, les plus hardis d'entres-eux se sont approchés, m'ont observée.. 

Creatures freles au nez pointu, certains porteurs d'ailes translucides, d'autres vetus d'un bonnet d'antennes capricieuses, deguisés de vetements de verdure.. ils sont sortis peu a peu de leur cachette de tendres feuilles, venus voir qui donc osait venir partager aupres d'eux ces premieres heures d'apres-midi.

Le premier, moins timide, plus aventurier peut etre, n'a guere hesité et a fini par se hisser d'un battement d'ailes graciles, sur le dos de ma main. Je ne l'ai pas remarqué.. pas de suite. Il a fallu de ses amis se decident a le rejoindre, puis sa famille, et enfin son fils: ce petit etre trop fier, bien plus bagarreur que son pere.. Tous alors se sont pris au jeu d'explorer ce nouveau paysage : de collines douces en pentes abruptes, voguant au rythme de mon souffle, partant enfin a l'assaut de l'inextricable fouilli d'une foret capillaire.

Je remarquais alors leur presence, pas par leur bruit ni leur nombre, mais au moment ou celui que je pense etre le chef -au vu de sa taille et de son air si peu farouche- planté fierement au bout de mon index, me regardait sans sourciller, s'agitant en rythme sur ses jambes si freles.

D'un regard, je constatais l'ampleur de cette invasion. Au jeu de l'arroseur arrosé, me voici  contemplative contemplée, visitée, parcourue en tous sens..
D'un mouvement brusque je decide alors de mettre un terme a ce petit jeu.. et d'un revers de la main en chasse les derniers resistants. 
A force de m'assoupir pres des arbres aux feuilles naissantes, de fermer les yeux et me rever sylvidre.. il n'est pas etonnant que nombre de minuscules farfadets finissent par se meprendre... 

 

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A quoi ca sert...

Grande question philosophique ce soir avec une amie : A quoi ca sert ton blog ?

Je suis souvent la premiere a me le demander.. pourquoi je passe mon temps a ecrire je ne sais quoi, parfois rien meme, du vent, ces quelques idées qui me viennent en tete, sur ce support destiné a arriver par je ne sais quel hasard sur un ecran d'ordinateur autre que le mien.

A-t-il vraiment une utilité ? Un exutoire bien sur, mais dans ce cas autant garder mes ecrits pour moi, sur quelques papiers, puis un beau matin tout bruler ?
Un clin d'oeil pour mes amis ? Oui peut etre.. bien que tres peu lisent regulierement ces ecrits, et je ne suis pas sure que tous en comprennent les sens cachés parfois.. si encore ils ont le courage de tout lire..
Une petite trace de moi laissée a la vue de tous ? oui a la vue de personnes que je n'apprecie pas aussi, c'est le risque..
Juste des souvenirs... Les souvenirs sont ils fait pour rester a l'abri ou bien doivent ils s'envoler ? Un livre ouvert sur moi-meme.. le reflet de ma vie denuée d'interet, mais que j'apprecie pour son gout de liberté et de passion, de deraison, de tous les plaisirs qu'elle m'offre.

Oui peut etre que ce blog ne sert a rien, tout simplement à faire le vide de ma conscience, emplie de brumes et de reves.

Pourquoi alors continuer ? Parfois l'envie me viens d'appuyer sur une seule touche, celle qui fera disparaitre ces quelques lignes sans retour possible, d'un seul clic tout effacer... de la meme maniere que d'un seul mot, d'un seul regard, on peut tout briser..
Mais meme s'il semble que ces lignes ont peu d'importance, je me dis que, peut etre, quelqu'un d'autre que moi les lis, sait les comprendre sans pour autant toujours les apprecier, peut etre meme s'y amuse..

A quoi ca sert ton blog ? .. Juste pour vous, pour lui, pour toi qui le lis.. un monologue à ciel ouvert, juste quelques instants d'une vie.

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Premier soleil

Il m'est impossible de resister à l'envie de sentir les douceurs printanieres, meme si aujourd'hui le ciel se couvre d'un leger voile. Tout autant qu'hier, mon corps reclame la marche qui lui manque, reclame meme la brulure des premiers rayons du soleil sur sa peau trop pale. Une longue promenade sera le but de ma journée. Il me faut marcher, marcher encore, juste quelques heures.

Le seul regret de mon ancienne vie est ce coin de verdure qui m'offrait sa tranquillité loin du regard de quiconque, je pouvais alors m'y prelasser tout a loisir et parfois meme offrir mon corps à l'astre du jour.. Fini ce temps.. Ou trouverais je a present un abri aussi sur pour oser devoiler et exposer cette silhouette que je juge bien trop imparfaite ?

Ce n'est pas une mince affaire de denicher un endroit tranquille dans nos villes dès l'arrivée des beaux jours : beaucoup de monde, beaucoup de bruit, peu d'endroits propres et vraiment agreables.
Une veritable quete du Graal.. A force de chercher sans trouver, il me semble encore demander l'impossible !

Apres plusieurs tentatives echouées, je fini par me poser sur les bords de Seine, sur un semblant de pelouse plus ou moins accueillant (nos amis canins laissent trop de traces de leur passage il me semble..), à une distance respectable (surtout supportable a mes yeux) de tout autre etre humain.
Stylo et bloc a la main, j'écris.. quelques mots, quelques bribes de pensees que je mettais au propre une fois rentrée. Une bonne idée peut etre que cette décision de les emmener partout avec moi, elle m'offre aussi un pretexte supplementaire pour refuser les tentatives d'approche de la gente masculine.

Le soleil chauffe a nouveau mes epaules au teint crevette, le vent se leve, la Seine scintille devant mes yeux.. sportifs, famille, couple d'amoureux, promeneurs a roulettes de tous ages levent parfois leurs regards en ma direction. Oui je suis là, oui j'ecris en ecoutant mes airs preferes, oui je vous regarde mais je ne vous vois pas reellement.. je suis juste là, profitant de jours de repos.. j'ai juste du temps a tuer et envie de penser.
Je ferme les yeux et plonge a nouveau dans mes reveries. Ces moments volés, meme s'ils sont de courtes durées, ces moments où j'aime le laisser m'approcher.. je me demande alors ou il est, ce qu'il fait.. Comment fait-il pour que je ne puisse pas l'oublier ?
J'ouvre les yeux.. hume l'air qui se rafraichit, et decide alors de ranger bloc et stylo. Il est temps de reprendre la route, m'offrir encore quelques minutes de promenade avant de retrouver ma sociabilité, et quelques visages amis pour la soirée.

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Happiness

Heureuse.. de cette discussion ce soir.
Retrouvailles, souvenirs partagés, souvenirs du passé ressurgis un instant ; Juste se raconter nos chemins, nos devenirs. Des routes qui se sont separées puis soudain se recroisent dans un contexte si different. De nouvelles vies semblent s'etre epanouies, enracinées dans celles que nous avions communes.. des vies si differentes mais qui un jour finissent par se rejoindre, naturellement.

Heureuse... de ces moments partagés avec des amis eloignés. Nos rires, nos secrets.. s'apprecier, se confesser, ne plus voir le temps passer. La distance parfois sait renforcer les liens, bien plus qu'une trop forte présence qui pourrait tout briser.

Heureuse.. d'entendre sa voix juste au moment desiré, ce moment ou l'absence se fait doucement ressentir... cette absence qui crée le manque, qui crée le desir.
Se rassasier de ses paroles, juste assez pour avoir de quoi rever des nuits encore, et juste attendre...

Heureuse.. d'une nouvelle nuit sans sommeil.

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