Premier soleil

Il m'est impossible de resister à l'envie de sentir les douceurs printanieres, meme si aujourd'hui le ciel se couvre d'un leger voile. Tout autant qu'hier, mon corps reclame la marche qui lui manque, reclame meme la brulure des premiers rayons du soleil sur sa peau trop pale. Une longue promenade sera le but de ma journée. Il me faut marcher, marcher encore, juste quelques heures.

Le seul regret de mon ancienne vie est ce coin de verdure qui m'offrait sa tranquillité loin du regard de quiconque, je pouvais alors m'y prelasser tout a loisir et parfois meme offrir mon corps à l'astre du jour.. Fini ce temps.. Ou trouverais je a present un abri aussi sur pour oser devoiler et exposer cette silhouette que je juge bien trop imparfaite ?

Ce n'est pas une mince affaire de denicher un endroit tranquille dans nos villes dès l'arrivée des beaux jours : beaucoup de monde, beaucoup de bruit, peu d'endroits propres et vraiment agreables.
Une veritable quete du Graal.. A force de chercher sans trouver, il me semble encore demander l'impossible !

Apres plusieurs tentatives echouées, je fini par me poser sur les bords de Seine, sur un semblant de pelouse plus ou moins accueillant (nos amis canins laissent trop de traces de leur passage il me semble..), à une distance respectable (surtout supportable a mes yeux) de tout autre etre humain.
Stylo et bloc a la main, j'écris.. quelques mots, quelques bribes de pensees que je mettais au propre une fois rentrée. Une bonne idée peut etre que cette décision de les emmener partout avec moi, elle m'offre aussi un pretexte supplementaire pour refuser les tentatives d'approche de la gente masculine.

Le soleil chauffe a nouveau mes epaules au teint crevette, le vent se leve, la Seine scintille devant mes yeux.. sportifs, famille, couple d'amoureux, promeneurs a roulettes de tous ages levent parfois leurs regards en ma direction. Oui je suis là, oui j'ecris en ecoutant mes airs preferes, oui je vous regarde mais je ne vous vois pas reellement.. je suis juste là, profitant de jours de repos.. j'ai juste du temps a tuer et envie de penser.
Je ferme les yeux et plonge a nouveau dans mes reveries. Ces moments volés, meme s'ils sont de courtes durées, ces moments où j'aime le laisser m'approcher.. je me demande alors ou il est, ce qu'il fait.. Comment fait-il pour que je ne puisse pas l'oublier ?
J'ouvre les yeux.. hume l'air qui se rafraichit, et decide alors de ranger bloc et stylo. Il est temps de reprendre la route, m'offrir encore quelques minutes de promenade avant de retrouver ma sociabilité, et quelques visages amis pour la soirée.

Vos commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Cet article ne peut faire référence à d'autres publications.

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 2 + 6 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens