Obscure
Sans bruit je vous observe, guettant vos ombres chetives, choisissant avec soin ceux qui partageront ma couche. Douceur et douleur, volupté de ces dernieres heures quand mes levres se font violentes, infligeant l'ultime sentence sur vos corps abandonnés, consumés entre mes griffes, epuisés d'une nuit que vous pensez revée.
Je fais fi du desarroi de ces femmes aux epoux perdus, de ces meres aux jeunes fils disparus.. Je fais fi de vos cris et de vos pleurs, car de toutes vos peurs se nourrissent mes humeurs.
Chasseresse, pecheresse, eprise et prise au jeu de mon appetit sans fin ; pardonnez-moi si mon paradis n'est que le reflet de vos enfers, de vos craintes, et de vos miseres ; Pardonnez-moi alors si au milieu de vos demons je veille et me glisse chaque nuit dans vos sommeils.
Par Tenebrae76, Lundi 19 Mars 2007 à 00:45 GMT+2 dans In Profundis (article, RSS)






