Ronde et legere...

Les jours s'allongent, le soleil tente de pointer le bout de ses rayons et de nous prodiguer un peu de chaleur -entre les averses orageuses- les arbres se colorent d'un vert tendre et doux. Le printemps est là, et dans quelques semaines ce sera l'été.

L'Eté.. la saison de tous les bonheurs, des vacances bien meritées..
L'été.. la saison ou nous devons toutes etre belles, bronzées et minces.. surtout minces..

Deja les spots publicitaires nous harcelent en vantant leurs produits miracles sous forme de gellules, de gels lipo-reducteurs, avec ou sans roller de massage pour en ameliorer l'efficacité, de boissons drainantes-amincissantes.. aux super pouvoirs visibles en quatre semaines maximum, qui vous font perdre jusqu'a une taille de tour de ceinture/cuisse/mollet.. faisant disparaitre en quelques jours l'effet peau d'orange ; le tout presenté par des sylphides n'ayant bien sur aucun soucis a ce niveau..

Alors là, moi, je dis stop...

Comment arriver aux beaux-jours sans se sentir coupable d'avoir quelques rondeurs ? Comment savourer les premiers rayons de soleil et se vetir plus legerement sans sentir les regards narquois et accusateurs ? 
Comment arriver a respirer, ecrasée entre le matraquage mediatique poussant a la consommation (et oui encore lui, mais il faut bien les vendre ces produits chimiques miracles dont nous, simple consommateur "bêta" -double sens volontaire- n'en connaissont ni la composition exacte, ni les effets a long terme sur l'organisme) ; entre les dictats de la mode et de l'apparence qui nous imposent leurs normes ; sans oublier l'angoisse du "bien se nourrir" -ni trop gras, ni trop sucré, ni trop salé...- où comme noté sur ces panneaux tronnant rayons fruits et legumes que "manger des fruits est recommandé par la ligue contre le cancer".. et n'oublions pas cette derniere nouvelle affolante : les produits laitiers pourraient rendre obese..

.. j'ai ajouté une pomme supplémentaire dans mon pannier, pour mon eventuel bien-etre en pensant a mon entrée annoncée au club des pre-cancereux ; je n'ai pas changé mes habitudes et je leur ai joint quelques yahourts qui entretiendront alors mes rondeurs deja bien installées..
Et j'ai deambulée devant les rayons estivaux.. les auto-bronzants et tous ces produits miracles minceur..

Alors là, moi, j'en peux plus..

Comme beaucoup j'ai des imperfections physiques, des capitons fort disgracieux, une reserve bien inutile de graisse stokée en endroits precis, variant de quelques centimetres naturellement selon les saisons.. Une vraie tragedie..
Comme une majorité de femmes j'ai tenté quelques produits, dernier espoir quand la deprimette s'installe une fois que nos combats se sont tous averés inutiles : Cellulite 1 / Moral 0 .. sans grand resultat bien sur.. autre tragédie.

Mais contrairement a la plupart de mes jeunes amies, je ne trouve pas que faire une taille 34 soit tres bien.. que rentrer dans du 36 soit normal.. et qu'assumer un 38/40 me range deja dans la catégorie des "grosses"..

Alors là, moi, je me rebelle...

Non a la dictature de la maigreur, a l'angoisse du moindre ecart au moindre repas, aux regimes draconniens nefastes pour la santé, a toutes ces jeunes qui ont perdu la simple notion que l'humanité est un ensemble de différences, et que grace au miracle de la nature nous avons le droit d'etre petit, grand, rond, mince, pale, foncé, imberbe, velu..
Les medias pourront toujours tenter de m'imposer leurs idées, je garde et garderai encore longtemps une preference pour les rondeurs feminines, les vraies, les naturelles..
Une nostalgie de ces années passées ou les courbes d'une femme étaient synonymes de volupté, de douceur et de tendresse..

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Le prix du bonheur

En regardant ce soir le prix de trois malheureux brins de muguets, clochettes parfumées egayant un petit pot en ceramique, le tout joliement emballé et collé a ses dizaines de freres, je me suis dit que le bonheur tenait a bien peu de choses : A défaut d'avoir un bout de jardin, il faut vraiment avoir de l'argent a depenser a tort et a travers..

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Demain le ciel sera bleu..

Il y a des moments pas toujours amusants dans la vie d'une femme. Des moments que l'on repousse d'une semaine a l'autre, puis d'un mois a l'autre, voir plus parfois, a l'aide de fausses excuses.. manque de temps, on n'y pense plus, il n'y a pas d'urgence encore.. mais un beau jour il faut bien s'y resoudre.

Et nous voila face a ce moment de solitude, ou l'on se doit de faire abstraction de toute notre pudeur bien naturelle. Devetue, dans une position n'aidant en rien pour nous mettre a l'aise malgré les "detendez-vous" et les tentatives d'humour du medecin. Ce medecin, generaliste ou gynécologue, face a vous.. ou plutot caché et face a cette partie de vous que vous n'avez guere envie de lui montrer, du moins pas d'aussi pres.. ce medecin qui s'en va a l'exploration.. On respire, on regarde le plafond, on tente sans jamais y parvenir de penser a autre chose..
En remettant mes vetements, avec deux fois plus de rapidité que pour les oter, je me suis amusée a lui avouer quelques excuses. Il n'est pas aisé de devoiler ainsi son intimité, il n'est peut etre pas non plus tres sympathique de lui imposer ce devoir apres une longue journée de labeur.. quoique tot le matin ne me semblait pas non plus etre un choix des plus judicieux.. ni meme juste apres le repas.. au moins on en aura bien rit une fois l'epreuve passée.

Mais apres ce passage, il reste encore l'attente des resultats. Car si normalement tout semble aller, s'immisce en nous l'inquiétude normale du "on ne sait jamais.."
Et c'est au matin ou le medecin vous contacte sur votre portable que le souffle s'arrete. Un message sur le repondeur suffit a provoquer une vague de panique. On tente alors de se concentrer sur le message, mais seuls quelques mots inquietants resonnent a vos oreilles, on n'entends alors plus qu'eux, de plus en plus forts..

Ce matin m'est arrivé vendredi dernier. Une journée qui commencait banalement mais qui s'est soudainement teintée d'une autre couleur.
Apres les quelques mots echangés, car bien sur j'ai de suite rappelé mon medecin, le condensé de son discours me semblait soudain des plus noirs et sans appel : anomalies dans les cellules, necessité d'examens complémentaires, colposcopie et biopsie, je vous vois la semaine prochaine pour vous en parler, je vous envoie vers un chirurgien.

A cet instant precis, je me suis sentie ailleurs. J'étais projetée hors du temps.. brusquement. J'ai a peine ressenti quoiquecesoit durant cette derniere seance de tatouage du bras. J'aurai du bondir de joie devant l'achevement de cette oeuvre, féliciter mon tatoueur pour tout son temps passé dessus, j'étais heureuse certes, mais pas autant que ca..  Je suis finie du bras... la prochaine séance sera pour l'amélioration du tatouage du dos.. d'ici la prochaine seance il va se passer quoi..
J'aurai aussi pu etre plus courtoise avec mon visiteur de cette fin de journée de vendredi, peut-etre.. Mon esprit deconcentré par ces mots entendus le matin meme et les lignes non rassurantes de mes recherches internet sur le sujet, revenant trop souvent. Mais je ne me voyais pas lui avouer mes angoisses naissantes..

J'écris ces mots ce soir, avec quelques jours de recul. Apres les angoisses, la peur, le week-end passé blottie au fond de mon home a m'imaginer le pire, a me demander pourquoi, a laisser couler le trop plein d'emotion.. A ne pas savoir a qui en parler, comment en parler.. Avec qui partager ces premiers moments d'inquiétude sans les affoler de trop.. Ressentir ce besoin de bras reconfortants et protecteurs qui resteront absents, comme toujours. Accuser le coup, encaisser, s'attendre au pire pour preparer sa carapace et peut etre finir rassurée si, en bout de course, ce n'est pas si grave..
Deux de mes meilleurs amis ont été presents. Des oreilles, des paroles et des mots ecrits pour consoler mes angoisses et mes maux..

Hier je suis allée revoir mon medecin. Apres avoir cédé a la panique et me demander pourquoi elle attendais si longtemps -4 jours qui parraissent une eternité- pour me revoir. Je suis arrivée a son cabinet le matin, plus sereine. Ce petit laps ce temps m'a permis de rassembler mon courage, d'affronter ce qui allait m'attendre avec plus de calme, de retrouver mon souffle.
Son discours a confirmé mes interrogations. Effectivement il y a des cellules anormales, mais pas cancereuses. Il n'est pas exclu qu'elles proviennent de lesions pre-cancereuses, c'est la raison des examens complementaires a passer. Je vais rencontrer mon futur chirurgien a la fin du mois de mai qui, a son tour, scrutera cette partie intime, y recherchera les lesions eventuelles, puis me decoupera, me dissequera et m'analysera..

On se sent tres seule alors face a l'éventuelle maladie.. tel un animal de laboratoire qui sera découpé sans sympathie.. je ne serai rien de plus qu'une femme parmi toutes ces autres femmes qui ont connus les memes instants d'inquiétudes. A nouveau l'attente des resultats sera penible, a nouveau leur annonce en sera que plus importante : un ouf de soulagement ou un nouveau combat a mener dans cette vie.
Un combat entre une maladie et ce corps qui n'a aucune envie de se laisser envahir, soutenu par l'esprit de cette femme-enfant qui l'habite..
Un combat entre la maladie et moi..

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Corde Oblique - Volonta d'Arte

Riccardo Prencipe, guitariste de renom, a voulu s'entourer des plus belles voix napolitaines et d'excellents musiciens (tels que ceux de Lupercalia, Dwelling, Spiritual Front, Ashram.. ) pour creer un projet qui lui tenait a coeur. C'est ainsi que Corde Oblique est né.

Volonta d'Arte est son dernier album.. un sublime melange de romantisme, medieval, aux accents ensoleillés.. des chants qui nous menent vers des contrées revées, des envies de douceur..
Un des albums coup de coeur qui m'accompagne souvent ces derniers temps..

en extrait, *My Harbour* , avec Luigi Rubino au chant (Ashram)

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Victime de la censure

Une surprise m'attendait lors de mon retour sur le net. Un mail inhabituel sur l'une de mes boites, une qui me sert rarement et que je vide regulierement par acquis de conscience, celle de mon compte hotmail.
J'avais ouvert sur ce support les premices d'un premier blog autrefois, avant de migrer sur MaBulle. D'ailleurs le lien se trouve dans la liste a cet effet sur votre droite.. et si aujourd'hui vous cliquez dessus.. surprise..

Et oui, mon ebauche de blog est suspendu. Il apparait que je n'ai pas respecté le code de conduite de Windows Live Space en exposant des "images contenant des personnes partiellement nues (exposition de poitrines de femmes ou de fesses d'hommes ou de femmes)".. je reprends les termes du mail officiel.

J'ai rit sur le moment, non ce n'est pas possible, c'est une erreur.. et pourtant. Je ne me souvenait pas avoir affiché sur cette page des photos offensantes exposant la nudité d'hommes ou de femmes délicieusement offertes a vos regards. Et soudain je me suis souvenue, pas des photos mais des gravures, des dessins, une serie de quatre -je ne sais plus si j'avais mis les quatres en ligne d'ailleurs- un court diaporama dans une colonne, effectivement des nus.. oups !

J'avais quelques jours pour enlever ces images honteuses afin de ne pas subir le fatal couperet de la censure, 120 h exactement, 5 jours tout au plus. Dommage, je suis revenue trop tard sur le net..
Je ne vais pas batailler pour quelques ecrits, si je les aurait rappatrié sur le ce blog si je les estimait interessants. Je ne l'ai pas fait a l'epoque, donc..

En clin d'oeil et en epilogue de l'histoire, voici ici une des gravures comprometantes.. j'espere que Mr MaBulle sera plus tolerant, et surtout saura faire la différence entre la vulgarité, l'incitation a la debauche.. et l'art..
D'aileurs je regrette de n'avoir pas exposé ma collection de photos feminines du debut du siecle.. ^^

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De retour...

Quelques jours, puis quelques semaines sans aucun ecrits de ma part sur ce blog.. sans aucune photo non plus, que ce soit ici ou sur mes galeries virtuelles, jusqu'a mon perso-vampire en repos forcé..

Absente, disparue.. tenue a l'ecart de cette partie de ma vie par quelques problemes techniques. Apres la verification et un depannage sur ma ligne telephonique, il a bien fallu me rendre a l'evidence que mon pauvre matériel informatique vieux de sept ans n'était plus en capacité d'assumer ses fonctions.. Obsolete, a mettre au rebus, il a fait son temps on ne peux plus rien pour lui.. il n'a pas souffert, je suis désolé...
Avec un enorme soupir j'ai cassé ma tirelire ce week-end et ai fini par me decider a lui trouver un remplacant, par la force des choses..

Mais j'avoue avoir hesité. J'avais alors devant moi l'option de quitter le net, presque définitivement.. Hormis mes rapides passages sur ma boite mail perso via mon lieu de travail, malgré les interdits, juste pour garder contacts avec les personnes proches..
J'y ai pensé, j'ai failli le faire... on peux vivre sans net, la preuve depuis un mois.. meme s'il facilite quand meme bien la vie..
Je pourrais poursuivre mes journées a venir sur le modele de celles dernierement vecues alors.. j'ai lu, plus que jamais.. je me suis informée, via la télévision. Comme beaucoup j'ai suivi le dernier combat de Chantal Sebire, comme beaucoup j'ai participé au combat contre le sida, je n'ai pas eu le courage de marcher pour Ingrid, et comme beaucoup je n'ai pas su si je devais rire ou pleurer devant les emissions populaires socio-psychologiques de foire nous presentant la grande detresse de la vie de monsieur ou madame tout-le-monde..

Mais je me suis ennuyée aussi.. je l'ai ressenti au plus fort cette deprime hivernale. Vous savez, le maletre de la triste saison qui n'en fini pas, l'envie de rien, de ne voir personne, tout autant que la solitude pese encore plus et qu'on tourne en rond -et dans 20m2 le tour est tres vite fait..- la tristesse s'abat alors, sans aucune raison. On ne trouve plus aucun point positif auquel se raccrocher, plus aucun.. et il n'en faudrait pas plus pour hurler des qu'on se fait bousculer dans la rue, car evidement tout le monde nous bouscule tellement on est eteint et alors invisible.. 
On n'a plus qu'une seule envie, se cacher sous sa couette et disparaitre, perdue a jamais dans les marecages noiratres de la deprime, ecoutant le vent souffler dehors, rythmant nos derniers soupirs..

Alors j'avais le choix.. et j'ai opté pour la tentative de reveil.. A present il faut que je l'amortisse ce joli matériel moderne et cet ecran plat de toute beauté ^^
Je vais reprendre le chemin des ecrits, meme s'ils ont qu'une relative raison d'etre, principalement dans les yeux des lecteurs amis que je connais bien.. et tenter de jouer a nouveau avec les logiciels de photos, et aussi en decouvrir de nouveaux.. Croiser peut etre aussi des personnes atypiques et sympatiques au gré de la toile.
Car comme toujours apres l'hiver, il va finir par arriver le printemps, et nous redonner sourire... Des fois il faut le preceder :) 

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